Plan qui rassemble, pour une période donnée, les revenus attendus et les dépenses prévues afin de savoir ce qui reste.
Vos finances méritent
des repères clairs.
Un budget est un outil de liberté
Il vous aide à faire des choix en connaissance de cause.
Le risque se comprend avant de se prendre
Tout placement peut avoir un objectif, une durée et des limites.
Une question vaut mieux qu’une promesse
Méfiez-vous des rendements garantis et des décisions pressées.
01.2 · Les mots essentiels
Un vocabulaire simple pour décider sereinement.
Ces définitions sont volontairement courtes. Elles donnent un premier repère avant d’entrer dans les calculateurs et les produits.
Sommes qui entrent dans le foyer : salaire, pension, allocation, revenu indépendant ou autre ressource régulière.
Sommes qui sortent du foyer. Elles peuvent être fixes, courantes, occasionnelles ou facultatives.
Part du revenu mise de côté pour un imprévu, un projet ou le long terme. Elle n’est pas un revenu supplémentaire.
Somme mise à disposition par un prêteur, à rembourser selon un calendrier, avec des intérêts et parfois des frais.
Montant qu’une personne ou un ménage doit encore rembourser. Une mensualité réduit la dette, mais comprend aussi le coût du crédit.
Charge de remboursement qu’un foyer peut supporter compte tenu de ses revenus, de ses charges et de sa marge de sécurité.
Repère qui combine objectif, durée, besoin de disponibilité et tolérance aux variations : prudent, équilibré ou dynamique.
Part des revenus consacrée aux remboursements. Il aide à mesurer le poids d’un crédit, mais ne suffit pas à lui seul.
Le taux annuel effectif global mesure le coût total d’un crédit en intégrant les intérêts et certains frais obligatoires. Il sert à comparer des offres de même nature.
Taux qui sert à calculer les intérêts du prêt. Il ne résume pas à lui seul le coût total : frais, assurance et garanties peuvent s’y ajouter.
Taux susceptible d’évoluer selon une référence et les règles du contrat. Une variation peut modifier la mensualité, la durée ou le coût total.
Gain ou perte d’un placement rapporté à la somme investie, sur une période donnée. Il peut être brut ou net de frais et d’impôts.
Facilité et rapidité avec lesquelles un placement peut être transformé en argent disponible, selon les règles et les délais applicables.
Répartition d’une épargne entre plusieurs supports ou catégories d’actifs. Elle peut limiter la dépendance à un seul risque, sans supprimer les pertes possibles.
Sommes facturées pour ouvrir, gérer, acheter, vendre ou transférer un produit. Il faut vérifier leur montant, leur fréquence et leur impact sur le rendement.
Écart positif ou négatif entre le prix de vente d’un actif et son prix d’achat, avant la prise en compte éventuelle des frais et de la fiscalité.
05.1 · Budget express
Piloter son budget, mois après mois.
Commencez par regarder les flux réels : ce qui entre, ce qui sort, et ce qui reste. Le bon budget est celui que vous pouvez tenir.
Repère universitaire : Un budget est une prévision de flux : il met en regard des recettes et des dépenses sur une période donnée. La comparaison entre le prévu et le réalisé permet ensuite d’identifier les écarts et d’améliorer les décisions.
Mon budget mensuel
Recettes
Dépenses prévisibles
Votre budget est positif sur cette base. Gardez une marge pour les imprévus.
Astuce : comparez chaque mois le prévu et le réalisé. C’est l’écart qui vous apprend le plus.
Recenser
Relevés, factures et prélèvements : n’oubliez pas les dépenses occasionnelles.
Catégoriser
Fixes, courantes ou facultatives : chaque catégorie n’appelle pas le même arbitrage.
Anticiper
Divisez les dépenses annuelles par 12 pour éviter les mauvaises surprises.
05.2 · Budget détaillé
Passer du budget express au budget réaliste.
Saisissez chaque revenu et chaque dépense avec sa fréquence. L’outil ramène automatiquement les montants à une moyenne mensuelle pour éviter d’oublier les dépenses annuelles ou irrégulières.
Repère universitaire : La méthode consiste à convertir les montants dans une même unité de temps, puis à distinguer les charges fixes, variables, occasionnelles et annuelles. Un budget décrit des flux ; il ne mesure pas à lui seul le patrimoine ni la richesse d’un foyer.
Revenus
Dépenses
Logement & énergie
Vie courante
Engagements
Loisirs & projets
Famille
Transports
Impôts
Repère : le budget est plus fiable lorsque vous partez des relevés bancaires, factures et prélèvements réels. Le solde positif n’est pas automatiquement une épargne disponible : prévoyez aussi les imprévus et les dépenses exceptionnelles.
Comparer avec le calculateur de La Finance pour tous ↗06.1 · Capacité d’endettement
Emprunter sans perdre de vue l’équilibre.
La capacité d’emprunt ne se résume pas à un chiffre. Un prêteur étudie la solvabilité, les revenus, les charges et le projet dans son ensemble.
Repère universitaire : La solvabilité désigne la capacité à rembourser sur la durée ; la liquidité désigne la capacité à faire face aux échéances immédiates. Le plafond de 35 % est un repère réglementaire pour le crédit immobilier, avec des exceptions encadrées : il ne constitue ni un droit au crédit ni une analyse complète du dossier.
Mon taux d’effort
À titre indicatif, 35 % de 4 200,00 € représente 1 470,00 € de charges mensuelles. Il resterait donc cette marge théorique avant un nouveau crédit.
Ce résultat n’est ni une offre de prêt ni une garantie d’acceptation. Gardez une marge pour l’alimentation, l’énergie, les enfants, les imprévus et l’épargne.
Un apport peut renforcer votre position dans la négociation.
Pour un emprunt important, il est généralement intéressant de disposer d’un apport personnel : il peut réduire le montant à financer et montrer au prêteur votre capacité à épargner. Dans le cadre de la négociation commerciale, comparez le coût total du crédit, le TAEG, l’assurance et les frais — pas seulement le taux affiché. Un apport n’est toutefois ni obligatoire dans tous les cas, ni une garantie d’acceptation.
Voir les repères de la Banque de France ↗Taux d’effort
Part des revenus consacrée au remboursement des crédits et, selon les calculs, à certaines charges liées au logement.
Reste à vivre
Somme disponible après les charges fixes. Deux foyers au même taux peuvent avoir des réalités très différentes.
06.2 · Reste à vivre
Ce qu’il reste vraiment après les charges.
Le reste à vivre est un montant en euros, pas un pourcentage : il aide à apprécier la marge dont dispose un foyer une fois les revenus et les charges régulières pris en compte.
Repère universitaire : Le reste à vivre complète le taux d’effort : deux ménages ayant le même pourcentage de charges peuvent disposer de montants très différents après remboursement. Il faut encore tenir compte de l’alimentation, de l’énergie, des transports, des enfants, des imprévus et de l’épargne.
Il doit permettre de financer les dépenses courantes qui ne sont pas déjà comptées dans les charges : alimentation, énergie, transport, santé, enfants, imprévus et épargne. Son périmètre exact peut varier selon l’établissement et la situation du foyer.
À ne pas confondre : le taux d’effort exprime un poids en pourcentage ; le reste à vivre exprime une marge en euros. Deux foyers ayant le même taux peuvent donc avoir des restes à vivre très différents.
Voir le repère officiel sur la capacité d’emprunt ↗Aucun seuil minimal légal n’est fixé. Chaque banque applique ses propres critères de solvabilité ; les exigences peuvent différer selon l’établissement et le dossier.
Ordres de grandeur parfois observés
06.3 · Tableau d’amortissement
Mesurer le coût complet d’un crédit.
Comparez le capital, les intérêts, l’assurance et les frais. Le calcul est pédagogique : un contrat réel peut prévoir des modalités, garanties ou révisions différentes.
Repère universitaire : Chaque échéance de crédit combine une part de capital, une part d’intérêts et, selon le contrat, une assurance ou des frais. Pour un taux fixe, les échéances sont prévisibles ; pour un taux variable, une modification de l’indice ou de la marge peut changer la mensualité, la durée ou le coût final.
Financer un besoin non immobilier
Il sert par exemple à acheter une voiture, un équipement ou à financer un service. Il peut être affecté à un achat précis ou prendre la forme d’un prêt personnel. Le crédit renouvelable répond à une logique différente et peut avoir un taux variable.
Voir les informations officielles ↗Financer un bien ou des travaux
Il finance notamment l’achat d’un logement, d’un terrain ou des travaux immobiliers. La durée est généralement plus longue et le financement peut être garanti par une sûreté. En France, les prêts immobiliers sont très majoritairement à taux fixe.
Voir les informations officielles ↗Paramètres du crédit
Montant & durée
Coût du financement
Assurance : saisissez ici un taux annuel appliqué au capital initial ; le simulateur le divise par 12 pour estimer une prime mensuelle, selon une modalité fréquente. Le contrat réel peut prévoir un calcul sur le capital restant dû ou une autre périodicité.
En plus des 15 000,00 € de capital remboursé, cette simulation estime les intérêts, l’assurance et les frais.
Le TAEG est l’indicateur officiel de comparaison : il intègre les intérêts et les frais obligatoires liés au crédit.
Tableau d’amortissement
Chaque ligne distingue la part d’intérêts, la part de capital et l’assurance mensuelle. Les frais sont affichés sur la première échéance.
| Échéance | Taux | Mensualité | Assurance / mois | Intérêts | Capital | Restant dû |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 6 % | 289,99 € | 5,63 € | 75,00 € | 214,99 € | 14 785,01 € |
| 2 | 6 % | 289,99 € | 5,63 € | 73,93 € | 216,07 € | 14 568,94 € |
| 3 | 6 % | 289,99 € | 5,63 € | 72,84 € | 217,15 € | 14 351,79 € |
| 4 | 6 % | 289,99 € | 5,63 € | 71,76 € | 218,23 € | 14 133,56 € |
| 5 | 6 % | 289,99 € | 5,63 € | 70,67 € | 219,32 € | 13 914,24 € |
| 6 | 6 % | 289,99 € | 5,63 € | 69,57 € | 220,42 € | 13 693,82 € |
| 7 | 6 % | 289,99 € | 5,63 € | 68,47 € | 221,52 € | 13 472,29 € |
| 8 | 6 % | 289,99 € | 5,63 € | 67,36 € | 222,63 € | 13 249,66 € |
| 9 | 6 % | 289,99 € | 5,63 € | 66,25 € | 223,74 € | 13 025,92 € |
| 10 | 6 % | 289,99 € | 5,63 € | 65,13 € | 224,86 € | 12 801,06 € |
| 11 | 6 % | 289,99 € | 5,63 € | 64,01 € | 225,99 € | 12 575,07 € |
| 12 | 6 % | 289,99 € | 5,63 € | 62,88 € | 227,12 € | 12 347,95 € |
| 13 | 6 % | 289,99 € | 5,63 € | 61,74 € | 228,25 € | 12 119,70 € |
| 14 | 6 % | 289,99 € | 5,63 € | 60,60 € | 229,39 € | 11 890,31 € |
| 15 | 6 % | 289,99 € | 5,63 € | 59,45 € | 230,54 € | 11 659,77 € |
| 16 | 6 % | 289,99 € | 5,63 € | 58,30 € | 231,69 € | 11 428,07 € |
| 17 | 6 % | 289,99 € | 5,63 € | 57,14 € | 232,85 € | 11 195,22 € |
| 18 | 6 % | 289,99 € | 5,63 € | 55,98 € | 234,02 € | 10 961,21 € |
| 19 | 6 % | 289,99 € | 5,63 € | 54,81 € | 235,19 € | 10 726,02 € |
| 20 | 6 % | 289,99 € | 5,63 € | 53,63 € | 236,36 € | 10 489,66 € |
| 21 | 6 % | 289,99 € | 5,63 € | 52,45 € | 237,54 € | 10 252,11 € |
| 22 | 6 % | 289,99 € | 5,63 € | 51,26 € | 238,73 € | 10 013,38 € |
| 23 | 6 % | 289,99 € | 5,63 € | 50,07 € | 239,93 € | 9 773,46 € |
| 24 | 6 % | 289,99 € | 5,63 € | 48,87 € | 241,12 € | 9 532,33 € |
| 25 | 6 % | 289,99 € | 5,63 € | 47,66 € | 242,33 € | 9 290,00 € |
| 26 | 6 % | 289,99 € | 5,63 € | 46,45 € | 243,54 € | 9 046,46 € |
| 27 | 6 % | 289,99 € | 5,63 € | 45,23 € | 244,76 € | 8 801,70 € |
| 28 | 6 % | 289,99 € | 5,63 € | 44,01 € | 245,98 € | 8 555,72 € |
| 29 | 6 % | 289,99 € | 5,63 € | 42,78 € | 247,21 € | 8 308,50 € |
| 30 | 6 % | 289,99 € | 5,63 € | 41,54 € | 248,45 € | 8 060,05 € |
| 31 | 6 % | 289,99 € | 5,63 € | 40,30 € | 249,69 € | 7 810,36 € |
| 32 | 6 % | 289,99 € | 5,63 € | 39,05 € | 250,94 € | 7 559,42 € |
| 33 | 6 % | 289,99 € | 5,63 € | 37,80 € | 252,19 € | 7 307,23 € |
| 34 | 6 % | 289,99 € | 5,63 € | 36,54 € | 253,46 € | 7 053,77 € |
| 35 | 6 % | 289,99 € | 5,63 € | 35,27 € | 254,72 € | 6 799,05 € |
| 36 | 6 % | 289,99 € | 5,63 € | 34,00 € | 256,00 € | 6 543,05 € |
| 37 | 6 % | 289,99 € | 5,63 € | 32,72 € | 257,28 € | 6 285,77 € |
| 38 | 6 % | 289,99 € | 5,63 € | 31,43 € | 258,56 € | 6 027,21 € |
| 39 | 6 % | 289,99 € | 5,63 € | 30,14 € | 259,86 € | 5 767,36 € |
| 40 | 6 % | 289,99 € | 5,63 € | 28,84 € | 261,16 € | 5 506,20 € |
| 41 | 6 % | 289,99 € | 5,63 € | 27,53 € | 262,46 € | 5 243,74 € |
| 42 | 6 % | 289,99 € | 5,63 € | 26,22 € | 263,77 € | 4 979,97 € |
| 43 | 6 % | 289,99 € | 5,63 € | 24,90 € | 265,09 € | 4 714,87 € |
| 44 | 6 % | 289,99 € | 5,63 € | 23,57 € | 266,42 € | 4 448,46 € |
| 45 | 6 % | 289,99 € | 5,63 € | 22,24 € | 267,75 € | 4 180,71 € |
| 46 | 6 % | 289,99 € | 5,63 € | 20,90 € | 269,09 € | 3 911,62 € |
| 47 | 6 % | 289,99 € | 5,63 € | 19,56 € | 270,43 € | 3 641,18 € |
| 48 | 6 % | 289,99 € | 5,63 € | 18,21 € | 271,79 € | 3 369,40 € |
| 49 | 6 % | 289,99 € | 5,63 € | 16,85 € | 273,15 € | 3 096,25 € |
| 50 | 6 % | 289,99 € | 5,63 € | 15,48 € | 274,51 € | 2 821,74 € |
| 51 | 6 % | 289,99 € | 5,63 € | 14,11 € | 275,88 € | 2 545,86 € |
| 52 | 6 % | 289,99 € | 5,63 € | 12,73 € | 277,26 € | 2 268,60 € |
| 53 | 6 % | 289,99 € | 5,63 € | 11,34 € | 278,65 € | 1 989,95 € |
| 54 | 6 % | 289,99 € | 5,63 € | 9,95 € | 280,04 € | 1 709,90 € |
| 55 | 6 % | 289,99 € | 5,63 € | 8,55 € | 281,44 € | 1 428,46 € |
| 56 | 6 % | 289,99 € | 5,63 € | 7,14 € | 282,85 € | 1 145,61 € |
| 57 | 6 % | 289,99 € | 5,63 € | 5,73 € | 284,26 € | 861,35 € |
| 58 | 6 % | 289,99 € | 5,63 € | 4,31 € | 285,69 € | 575,66 € |
| 59 | 6 % | 289,99 € | 5,63 € | 2,88 € | 287,11 € | 288,55 € |
| 60 | 6 % | 289,99 € | 5,63 € | 1,44 € | 288,55 € | 0,00 € |
À retenir : ce simulateur ne calcule pas le TAEG réglementaire exact et ne remplace pas l’offre de prêt. Les frais de garantie et une hypothèse de remboursement anticipé peuvent être ajoutés ; la variation de coût est comparée à un scénario à taux fixe. Les frais de notaire, les clauses précises du contrat et le TAEG réglementaire exact ne sont pas modélisés. Demandez le coût total dû et l’échéancier contractuel au prêteur.
02.1 · Revenus & fiche de paie
Comprendre ce qui arrive sur le compte.
Les mots brut, net et cotisation désignent des étapes différentes. Les distinguer aide à lire une fiche de paie et à vérifier le montant réellement versé.
Repère universitaire : Le salaire brut correspond à la rémunération avant retenues ; le net versé est la somme effectivement reçue après les cotisations et prélèvements indiqués. Le revenu disponible se raisonne ensuite après impôts directs et prestations : ces notions ne sont donc pas interchangeables.
Rémunération avant déduction des cotisations salariales et avant éventuel prélèvement à la source.Ligne « salaire brut » du bulletin.
Somme versée après les cotisations salariales et les autres retenues figurant sur le bulletin.À distinguer du net imposable.
Prélèvements qui financent notamment la protection sociale : santé, retraite, chômage selon les régimes.Part salariale et part employeur n’ont pas le même effet sur le salaire versé.
Montant utilisé par l’administration fiscale pour calculer l’impôt sur le revenu, selon les règles applicables.Il peut différer du net payé.
02.2 · Autres sources de revenus
Ne pas oublier les ressources qui complètent le salaire.
Les revenus d’un foyer peuvent venir de plusieurs sources. Les identifier et préciser leur régularité permet de construire un budget plus réaliste et de distinguer les ressources certaines des ressources variables.
Loyers et revenus immobiliers
Les loyers peuvent compléter les revenus, mais ils doivent être appréciés après les charges, les travaux, les périodes de vacance, les impôts et les éventuels remboursements d’emprunt. Un loyer attendu n’est pas toujours un revenu disponible.
Activité indépendante ou complémentaire
Une activité indépendante, des honoraires, des commissions ou une activité complémentaire peuvent produire des revenus irréguliers. Pour le budget, retenez une moyenne prudente et mettez de côté les sommes destinées aux cotisations et aux impôts.
Prestations sociales
Allocations familiales, aide personnalisée au logement, prime d’activité, indemnités ou pensions répondent à des règles propres. Vérifiez les conditions, la durée et le montant réellement versé : une prestation peut évoluer avec les revenus ou la situation familiale.
Voir les prestations sur Service-Public ↗Intérêts, dividendes et pensions
Intérêts, dividendes, retraites, pensions alimentaires reçues ou revenus de capitaux peuvent compléter les ressources. Leur montant, leur fiscalité et leur fréquence varient : distinguez les revenus réguliers des encaissements exceptionnels.
03.1 · Dépenses, taxes & impôts
Les principaux impôts et prélèvements en France.
Ce panorama présente les grandes catégories rencontrées par les ménages, les propriétaires, les consommateurs et les entreprises. Les taxes sectorielles et les règles particulières ne sont pas toutes détaillées : vérifiez toujours la situation et l’année concernées.
Repère universitaire : Pour lire un prélèvement, il faut distinguer l’assiette, le taux, le montant calculé, les exonérations et les réductions éventuelles. Un impôt ou une taxe finance les administrations publiques ; une cotisation ouvre généralement des droits sociaux selon des règles propres.
Impôt sur le revenu
Il est calculé à partir du revenu imposable du foyer fiscal. Le barème progressif, les déductions, les réductions, les crédits d’impôt et le quotient familial peuvent modifier le montant final.
Voir Service-Public ↗IFI et plus-values
L’impôt sur la fortune immobilière concerne certains patrimoines immobiliers nets au-delà d’un seuil légal. Une plus-value immobilière peut aussi être imposée lors de la vente, selon le bien, la durée de détention et les exonérations.
Comprendre l’IFI ↗Successions et donations
Une succession intervient au décès ; une donation est réalisée du vivant du donateur. Les droits éventuels dépendent notamment du lien de parenté, de la valeur transmise et des abattements applicables.
Voir les règles officielles ↗TVA
La taxe sur la valeur ajoutée est un impôt indirect payé par le consommateur dans le prix TTC et collecté par l’entreprise. Son taux dépend de la nature de l’opération. Les outils HT, TVA et TTC sont regroupés dans 01.3 · Vie quotidienne.
Voir economie.gouv.fr ↗Accises
Les accises sont des taxes indirectes portant notamment sur l’énergie, les produits du tabac et les boissons alcoolisées. Elles s’ajoutent, selon les produits, à la fiscalité générale sur la consommation.
Repère sur les produits énergétiques ↗Taxe foncière
Elle est due principalement par le propriétaire ou l’usufruitier d’un bien au 1er janvier, sous réserve des exonérations. Elle repose sur la valeur locative cadastrale et des taux votés par les collectivités.
Voir Service-Public ↗Taxe d’habitation
La taxe d’habitation est supprimée sur la résidence principale pour les ménages concernés par la réforme, mais elle peut encore concerner notamment les résidences secondaires et certains logements vacants.
Voir les situations concernées ↗Impôt sur les sociétés
L’IS porte sur le bénéfice fiscal de certaines personnes morales. Le résultat imposable est déterminé selon les règles fiscales, avec des taux et dispositifs qui peuvent varier selon la situation de l’entreprise.
Voir economie.gouv.fr ↗CFE et CVAE
La contribution économique territoriale regroupe la cotisation foncière des entreprises et la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises, selon les règles et seuils applicables. Elles concernent certaines activités professionnelles.
Voir les impôts professionnels ↗CSG et CRDS
La CSG et la CRDS sont des contributions prélevées sur certains revenus d’activité et de remplacement, comme les salaires, les pensions ou les allocations. Elles participent au financement de la protection sociale et ne se confondent pas avec les cotisations ouvrant des droits.
Voir Service-Public ↗Dépenses · les distinguer
Tout ce qui sort n’a pas la même priorité.
Classer les dépenses aide à savoir ce qui peut être ajusté, ce qui doit être anticipé et ce qui doit rester couvert avant d’envisager un nouveau prêt.
Les charges essentielles
Logement, énergie, alimentation de base, santé, transport nécessaire, pensions dues et remboursements contractuels. Elles doivent être intégrées en priorité au budget et au calcul du reste à vivre.
Les dépenses du quotidien
Téléphone, internet, habillement, entretien, frais scolaires ou dépenses de ménage. Elles sont nécessaires, mais leur montant peut parfois être suivi et comparé dans le temps.
Les dépenses choisies
Sorties, abonnements, vacances, achats de confort et activités. Elles participent à la qualité de vie, mais peuvent généralement être modulées lorsque les ressources diminuent.
Les dépenses occasionnelles
Réparation, rentrée scolaire, entretien du véhicule, travaux, cadeaux ou dépenses annuelles. Elles ne doivent pas être oubliées : estimez-les et lissez-les par une provision mensuelle lorsque c’est possible.
01.3 · Vie quotidienne
Les repères pratiques avant de calculer ou de choisir.
Les notions et outils sont regroupés ici par usage : lire un prix, comparer une variation, anticiper une dépense et mesurer son pouvoir d’achat.
Repère universitaire : une formule n’est fiable que si sa base, sa période et son unité sont clairement définies. Les exemples de cette rubrique rendent visibles les mécanismes sans remplacer les conditions propres à une facture, un contrat ou une situation individuelle.
TVA · lire un prix
Comprendre HT, TVA et TTC.
La TVA est un impôt indirect sur la consommation : elle est incluse dans le prix TTC payé par le consommateur et collectée par l’entreprise. Le prix HT est la base avant TVA.
À quoi sert la TVA ?
La TVA constitue une recette fiscale qui participe au financement des dépenses publiques. Son taux dépend du bien ou du service concerné.
Du HT au TTC
Astuces du quotidien · TVA
Retrouver le HT à partir du TTC.
Pour retirer une TVA, on ne soustrait pas directement le taux au prix TTC : on divise par 1 + le taux de TVA.
Du TTC vers le HT
Pour retirer une TVA de 20 %, on ne soustrait pas 20 % du TTC : on divise par 1,20.
Astuces du quotidien · remise
Calculer un prix remisé.
Une réduction se calcule à partir du prix initial et du taux annoncé. Le résultat est affiché au centime d’euro.
Calculer un prix remisé
Une remise de 20 % signifie que l’on paie 80 % du prix : prix initial × 0,80.
Astuces du quotidien · augmentation
Calculer une hausse simple ou successive.
Une augmentation s’applique au prix en vigueur au moment où elle intervient. Deux hausses successives se multiplient : elles ne s’additionnent pas simplement.
Exemple : 100 € avec +10 %, puis encore +10 % = 121 €. La hausse totale est donc de 21 %.
Pouvoir d’achat · euros constants
Ma hausse de revenu compense-t-elle l’inflation ?
Le calcul compare un revenu qui augmente avec le niveau général des prix. Il donne un repère en euros de l’année de départ.
La hausse du revenu est inférieure à l’inflation retenue : le pouvoir d’achat calculé diminue.
Repères pratiques
Les réflexes qui facilitent la vie quotidienne.
Avant de comparer deux prix ou deux offres, identifiez la base de calcul, la période et les frais éventuels. Une formule simple vaut mieux qu’une estimation faite trop vite.
Lire les mentions essentielles
Repérez le prix, la quantité, la période, les frais et les conditions. Pour les prix soumis à TVA, les outils ci-dessus permettent de distinguer HT, TVA et TTC.
Voir les repères TVA et les calculateurs ↗Remise ou augmentation
Une baisse de 20 % revient à multiplier par 0,80 ; une hausse de 20 % à multiplier par 1,20. Deux variations successives se multiplient : elles ne s’additionnent pas toujours.
Une dépense annuelle devient mensuelle
Pour lisser une dépense de 600 € prévue une fois par an, mettre de côté 50 € par mois permet de la prévoir dans le budget. Il faut adapter le calcul aux dates et aux montants réels.
Comparer une hausse de revenu aux prix
Si un revenu augmente moins vite que les prix, son pouvoir d’achat baisse. Pour raisonner correctement, comparez les évolutions sur la même période et distinguez euros courants et euros constants.
03.2 · Prêts & assurances
Revoir ses contrats quand sa situation évolue.
Un prêt et une assurance accompagnent une situation donnée. Les relire régulièrement permet de vérifier qu’ils correspondent encore au projet, au budget et aux risques réellement supportés.
Repère universitaire : Un changement de taux, de revenus, de logement ou de situation familiale peut justifier une nouvelle lecture des contrats. La comparaison doit porter sur le coût total, les garanties et les conséquences pratiques, pas seulement sur une mensualité plus basse.
Renégocier ou faire racheter un crédit
Une renégociation se fait avec le prêteur actuel : il peut accepter de modifier le taux ou certaines conditions. Un rachat consiste à faire reprendre le crédit par un autre établissement, qui rembourse l’ancien et propose un nouveau contrat.
Une mensualité plus faible ne signifie pas forcément un crédit moins cher : une durée allongée peut augmenter les intérêts. Comparez le capital restant dû, les intérêts futurs, l’assurance, les frais de dossier, la garantie et les éventuelles indemnités de remboursement anticipé.
Réexaminer ses assurances
Une naissance, une séparation, un déménagement, un achat immobilier, un changement d’activité, un départ à la retraite ou une modification de l’usage d’un véhicule peuvent changer les besoins de couverture.
Relisez les personnes assurées, les bénéficiaires, les montants garantis, les franchises, les exclusions, les délais et les modalités d’indemnisation. Vérifiez aussi les doublons entre assurances, carte bancaire, employeur et contrats collectifs.
Listez les prêts, assurances, dates d’échéance, mensualités, garanties et bénéficiaires. Conservez les notices et tableaux d’amortissement.
Notez ce qui a changé dans la vie du foyer et le besoin concret qui en découle : protéger un revenu, un logement, une famille ou un véhicule.
Demandez des simulations écrites et comparez un périmètre identique. Pour un crédit, regardez le coût total ; pour une assurance, regardez les garanties réellement couvertes.
Vérifiez la date d’effet, les documents à fournir, les délais et les conditions de résiliation ou de modification avant de prendre une décision.
08.1 · Difficultés & fraudes
Réagir face aux difficultés et reconnaître les pièges.
Les incidents financiers ne sont pas toujours prévisibles. Comprendre les mécanismes permet de gagner du temps, de demander de l’aide et de limiter les décisions prises sous pression.
Repère universitaire : Face à une difficulté, une démarche progressive est utile : établir les impayés, protéger les dépenses essentielles, contacter les créanciers, puis rechercher un accompagnement. Une offre urgente, un rendement garanti ou un faux conseiller cherchent souvent à empêcher la vérification.
En cas de fraude : ne versez plus d’argent, conservez les preuves, contactez rapidement votre banque par un canal officiel et signalez les faits aux autorités compétentes. Les coordonnées enregistrées dans votre téléphone peuvent être usurpées.
Découvert bancaire
Un découvert est une avance temporaire de la banque lorsque le compte passe sous zéro. Il peut être autorisé ou non. Il entraîne généralement des intérêts débiteurs et, selon la situation, des frais ; il ne constitue pas une solution durable de financement.
Impayés & incidents de paiement
Un prélèvement rejeté, un chèque sans provision ou une échéance non payée peut entraîner des frais, une régularisation et parfois une inscription dans un fichier. Plus la réaction est rapide, plus il est possible de trouver un accord.
Surendettement
Le surendettement correspond à l’impossibilité manifeste de faire face à l’ensemble de ses dettes non professionnelles, actuelles ou à venir. La commission de surendettement de la Banque de France peut examiner gratuitement un dossier et orienter la situation vers des mesures adaptées.
Regroupement de crédits
Un établissement rassemble plusieurs crédits en un seul. La mensualité peut baisser parce que la durée est allongée, mais le coût total peut augmenter. Il faut comparer le TAEG, l’assurance, les frais et la durée totale.
Frais bancaires
Tenue de compte, carte, découvert, rejet ou intervention : les frais doivent être prévus par la convention de compte et les brochures tarifaires. Les plafonds et obligations d’information varient selon le type d’incident.
Arnaques & faux conseillers
Un fraudeur peut usurper le nom, le logo ou le numéro d’une banque, d’une administration ou d’un professionnel. Il cherche souvent à obtenir un code, un virement, une copie de pièce d’identité ou un accès à distance.
Démarchage téléphonique
Une proposition reçue par téléphone n’oblige pas à décider immédiatement. Le démarchage peut porter sur l’assurance, le crédit ou l’investissement. L’interlocuteur doit pouvoir être identifié et les documents doivent être lus avant tout engagement.
Fraudes aux cryptoactifs
Les promesses de rendement garanti, de récupération de fonds ou de gains rapides sont des signaux d’alerte. Les cryptoactifs peuvent être très volatils et la perte d’accès au portefeuille ou la faillite d’un prestataire peut rendre les fonds difficiles à récupérer.
Nouveaux usages financiers
Payer plus vite ne supprime pas les risques.
Ces moyens peuvent être pratiques, mais il faut comprendre qui fournit le service, quelle somme est débitée et quelles protections s’appliquent.
Une facilité qui reste un financement
Le paiement en plusieurs fois peut relever d’un crédit ou d’une facilité de paiement. Vérifiez le coût total, le TAEG lorsqu’il s’applique, les échéances et les conséquences d’un impayé.
Des services principalement numériques
Une néobanque propose ses services surtout via une application. Son statut, la garantie des dépôts, les frais et le support dépendent du prestataire : vérifiez son agrément et ses conditions.
Un moyen de payer avec son téléphone
Le portefeuille mobile enregistre des moyens de paiement ou des titres dématérialisés. Protégez l’appareil, activez le verrouillage et vérifiez le bénéficiaire avant validation.
Rapide et généralement irrévocable
Un virement instantané est exécuté en quelques secondes, à toute heure, mais une erreur de bénéficiaire est difficile à annuler. Contrôlez les coordonnées avant de confirmer.
Voir la Banque de France ↗Un mandat et des débits récurrents
Le mandat autorise un créancier à demander des prélèvements. Surveillez les montants et les dates sur le relevé ; en cas d’anomalie, contactez rapidement la banque et le créancier.
Une valeur stockée sous forme numérique
La monnaie électronique représente une créance sur son émetteur et peut être utilisée pour payer. Les conditions de remboursement, les plafonds et la protection varient selon le service.
Assurances du quotidien
Lire la protection avant de regarder le prix.
Une assurance définit un risque couvert, une cotisation, des exclusions, une franchise et les modalités d’indemnisation. Ces éléments figurent dans les documents contractuels.
Assurance emprunteur
Elle peut couvrir certains risques liés au remboursement d’un crédit, par exemple décès, invalidité ou incapacité, selon les garanties et exclusions. Comparez les quotités, délais et exclusions.
Repère officiel ↗Assurance habitation
Elle peut couvrir le logement et la responsabilité civile, selon le contrat. La nature du bien, les biens déclarés, les plafonds et les événements garantis sont déterminants.
Voir Service-Public ↗Assurance automobile
La responsabilité civile est obligatoire pour les véhicules concernés ; les garanties supplémentaires dépendent du contrat. Vérifiez les conducteurs, usages, plafonds et exclusions.
Repère officiel ↗Franchise, exclusions, indemnisation
La franchise reste à la charge de l’assuré. Une exclusion écarte un événement ou une situation ; l’indemnisation peut être plafonnée et soumise à justificatifs ou à une expertise.
Comprendre l’indemnisation ↗Parcours pratiques
Trois portes d’entrée selon votre situation.
Chaque parcours renvoie vers les notions et outils utiles, dans un ordre simple.
Première paie
- Lire le brut, le net et les cotisations.
- Repérer le prélèvement à la source.
- Construire un budget mensuel réaliste.
Premier logement
- Calculer le reste à vivre et les charges.
- Comparer crédit, assurance et garanties.
- Prévoir une épargne de précaution.
Faire face à une difficulté
- Identifier découvert, impayés et frais.
- Contacter rapidement les interlocuteurs.
- Demander un accompagnement gratuit.
Assurances du quotidien · compléter
D’autres protections à identifier selon sa vie.
Une couverture utile dépend du risque réellement supporté, des personnes concernées, des exclusions et du montant qui resterait à payer après un sinistre.
Assurances corporelles
Une garantie individuelle accident ou une assurance accidents de la vie peut intervenir en cas de dommage corporel, selon les événements couverts, le taux d’incapacité, les plafonds et les exclusions. Elle ne remplace pas automatiquement les régimes obligatoires.
Repère sur les accidents de la vie ↗Annulation, assistance et rapatriement
Une assurance voyage peut couvrir l’annulation, l’interruption, l’assistance médicale, le rapatriement ou les bagages, dans les limites du contrat. Vérifiez les motifs acceptés, les plafonds, les franchises, les pays et les doublons avec la carte bancaire.
Conseils aux voyageurs · France Diplomatie ↗Assurance des moyens de paiement
Cette assurance peut couvrir certains usages frauduleux ou la perte de moyens de paiement, selon les conditions prévues. La banque, le réseau de carte et le contrat d’assurance n’offrent pas nécessairement la même protection : vérifiez les délais de déclaration et les exclusions.
Signaler une fraude à la carte bancaire ↗08.2 · Préparer l’avenir
Retraite : comprendre deux logiques de financement.
La retraite associe des règles collectives, des cotisations et, selon les situations, des choix d’épargne de long terme. Les systèmes de répartition et de capitalisation ne reposent pas sur le même mécanisme.
Repère universitaire : Préparer l’avenir suppose de distinguer les droits déjà acquis, les revenus futurs, l’inflation, la durée de retraite et l’épargne complémentaire. Les projections dépendent d’hypothèses démographiques, économiques et réglementaires : elles éclairent des scénarios, mais ne prédisent pas précisément le futur.
Les cotisations financent les pensions versées aujourd’hui
Dans un système par répartition, les cotisations et ressources collectées pendant une période servent principalement à financer les pensions versées au même moment. L’équilibre dépend notamment du nombre d’actifs, du nombre de retraités, des revenus, des taux de cotisation et des règles du régime.
Les repères de Vie publique ↗Une épargne constituée pour un droit ou un capital futur
Dans un système par capitalisation, des sommes sont épargnées puis investies afin de constituer des droits ou un capital pour l’avenir. Le résultat dépend de la durée, des versements, des rendements, des frais, de la fiscalité et des risques de perte en capital. Les placements ne sont pas tous garantis.
Faire le lien avec l’épargne et l’investissement ↗Préparer concrètement
Commencer par ses droits, puis définir son objectif.
La préparation ne consiste pas seulement à choisir un placement. Elle commence par la vérification des droits déjà acquis et par une estimation de la situation future.
Relire sa carrière
Le relevé de carrière rassemble les périodes enregistrées par les régimes de retraite. Il permet de repérer une activité absente, une année incomplète ou une information à corriger.
Voir sa carrière sur Info Retraite ↗Comparer plusieurs âges de départ
Le service officiel d’estimation utilise les informations connues des régimes et présente plusieurs hypothèses. Le résultat dépend des données saisies, des règles applicables et des hypothèses de carrière : ce n’est pas une promesse de montant.
Utiliser Mon estimation retraite ↗Évaluer un besoin d’épargne
Après avoir estimé les revenus futurs, comparez-les à vos dépenses probables. Une épargne retraite supplémentaire peut compléter les régimes obligatoires, mais elle implique une durée, des frais, une fiscalité et parfois un risque de perte.
Comprendre le PER individuel ↗La DREES distingue la retraite obligatoire par répartition et la retraite supplémentaire facultative par capitalisation. Les règles pouvant évoluer, consultez les sources officielles avant toute décision.
Le système français et son avenir
Un système principalement fondé sur la répartition.
À l’horizon de cinquante ans, il faut distinguer les mécanismes actuels, les contraintes de financement et les choix qui pourraient être débattus. Une projection décrit des scénarios sous hypothèses ; elle ne constitue pas une prévision certaine.
Les actifs financent les pensions versées
Le système français repose principalement sur la répartition : les cotisations et autres ressources collectées aujourd’hui servent à financer les pensions versées aujourd’hui. Il comprend des régimes obligatoires de base et complémentaires, auxquels peuvent s’ajouter des dispositifs facultatifs par capitalisation.
Le montant d’une pension dépend notamment de la carrière, des revenus ou points retenus, de la durée d’assurance, de l’âge de départ et des règles du régime concerné.
Voir Vie publique ↗Plus de retraités, une base d’actifs à préserver
Le financement est sensible au rapport entre cotisants et retraités, à l’emploi, aux salaires, à la productivité, à la durée de vie, au niveau des pensions et aux règles d’indexation. Le vieillissement augmente aussi les besoins liés à la santé et à l’autonomie, même si ces dépenses ne relèvent pas toutes directement des retraites.
Les projections du COR montrent que les résultats changent selon les hypothèses économiques, démographiques et réglementaires. Il n’existe donc pas un montant de déficit ou une solution unique valable pour les cinquante prochaines années.
Consulter le rapport du COR ↗Des leviers possibles, avec des arbitrages
Les débats peuvent porter sur plusieurs leviers : âge ou durée de départ, niveau et indexation des pensions, taux ou assiette des cotisations, contributions publiques, emploi des seniors, trajectoire salariale, immigration ou épargne supplémentaire. Ces options n’ont ni les mêmes effets, ni les mêmes répartitions entre générations, revenus et entreprises.
Le développement de la capitalisation peut diversifier les ressources, mais il transfère une partie du risque vers l’épargnant et dépend des rendements, des frais et des marchés. Il ne remplace pas automatiquement la question du financement collectif.
Voir les projections de l’Insee à 2070 ↗Repères démographiques
Une population plus âgée, un équilibre à observer.
Ces indicateurs donnent un contexte de lecture du financement des retraites. Ils ne suffisent pas à eux seuls à prévoir les pensions ni l’équilibre futur du système.
| Année | Population française millions | Population active millions | Retraités de droit direct millions | Espérance de vie à la naissance femmes · années | Espérance de vie à la naissance hommes · années |
|---|---|---|---|---|---|
| 2000 | 60,508 | 27,03 | 12,1 | 82,8 | 75,2 |
| 2010 | 64,613 | 28,3 | 15,1 | 84,6 | 78,0 |
| 2020 | 67,442 | 29,868 | 16,7 | 85,1 | 79,1 |
| 2025 | 68,852 | 31,834 | 17,3* | 85,9 | 80,3 |
Lecture : la population est mesurée au 1er janvier ; la population active est présentée en moyenne annuelle ; les retraités correspondent aux bénéficiaires d’une pension de droit direct au 31 décembre. L’espérance de vie à la naissance est une moyenne statistique calculée à partir des conditions de mortalité de l’année : elle ne constitue pas une durée de vie garantie pour une personne.
* Pour 2025, le nombre de retraités de droit direct correspond à la dernière donnée DREES disponible, celle de fin 2024. Les données d’espérance de vie 2025 sont provisoires. Les périmètres géographiques et les méthodes peuvent évoluer.
06.1 · Épargner & investir
Une épargne adaptée à votre situation, pas à une mode.
Avant de choisir un produit, clarifiez votre objectif, votre horizon, votre besoin de liquidité et votre capacité à supporter une perte.
Repère universitaire : Un choix d’épargne se construit à partir de l’objectif, de l’horizon, de la disponibilité souhaitée et de la perte supportable. Il faut distinguer l’enveloppe juridique et fiscale, le support détenu à l’intérieur et le produit proposé, puis comparer les frais et les conditions de sortie.
L’épargne de précaution vient en premier
Repère simpleGardez environ l’équivalent de trois mois de dépenses en épargne de précaution pour faire face aux dépenses urgentes ou aux variations de revenus.
Quel repère vous ressemble ?
Un profil d’épargnant décrit votre horizon, votre besoin de disponibilité et votre tolérance aux variations. Ce mini-parcours est pédagogique : il ne constitue pas un conseil en investissement.
Un compromis dans le temps
Vous acceptez des variations ponctuelles pour viser davantage de potentiel à moyen ou long terme.
Les produits classiques
Des solutions simples pour chaque horizon.
La bonne question n’est pas « quel produit rapporte le plus ? », mais « quel produit correspond à mon besoin, à ma durée et à mon niveau de risque ? »
Livret A · LDDS · LEP
Une épargne disponible, sans risque de perte en capital et dont le taux est fixé par l’État. Le LEP est réservé aux personnes qui remplissent une condition de revenus.
Voir Service-Public ↗CEL & PEL
Des produits destinés à préparer un projet immobilier ou des travaux. Le CEL reste plus souple et disponible ; le PEL repose sur une durée et des versements prévus au contrat.
Comparer CEL et PEL ↗Assurance-vie
Un contrat peut accueillir un fonds en euros, généralement assorti d’une garantie selon ses conditions, et des unités de compte dont la valeur peut baisser. Les frais et la durée comptent.
Voir ABE Infoservice ↗PEA · compte-titres · PER
Le PEA et le compte-titres sont des enveloppes pouvant accueillir notamment des actions, ETF ou fonds. Le PER est une enveloppe d’épargne retraite. Le risque dépend des supports choisis, de l’horizon, des frais et des règles de sortie : aucune de ces enveloppes ne garantit à elle seule une valeur future.
PEA sur Service-Public ↗PER sur Service-Public ↗Comparer avant de choisir
Un placement se choisit selon l’objectif.
Le même produit ne répond pas à tous les besoins. Ce tableau donne des repères généraux ; les conditions contractuelles et fiscales doivent être vérifiées avant toute décision.
| Placement | Objectif | Durée | Disponibilité | Risque de perte | Capital garanti | Fiscalité |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Livret A · LDDS · LEP | Précaution | Court à moyen terme | Immédiate | Faible | Oui, selon règles | Intérêts exonérés selon le produit |
| CEL · PEL | Projet logement | Moyen à long terme | Selon produit et règles | Faible | Selon conditions | Prélèvements et règles propres au produit |
| Assurance-vie · fonds en euros | Épargne à moyen ou long terme | Moyen à long terme | Rachat possible, délais variables | Faible sur le fonds, selon contrat | Selon conditions du fonds et du contrat | Dépend des retraits et de la durée |
| Assurance-vie · unités de compte | Diversification et long terme | Long terme | Rachat possible, valeur variable | Oui | Non | Dépend des retraits et de la durée |
| PEA · compte-titres | Investissement financier | Plutôt long terme | Variable selon les marchés et les opérations | Oui | Non | Règles propres à l’enveloppe et aux retraits |
| PER | Préparer la retraite | Long terme | En principe jusqu’à la retraite, avec cas de déblocage | Selon les supports | Selon les supports | Dépend des versements et de la sortie |
Lecture : « enveloppe » désigne le cadre fiscal et juridique ; « support » désigne ce qui est détenu à l’intérieur ; « produit » désigne le placement proposé. Les garanties et la fiscalité dépendent des textes et du contrat.
Outil pédagogique
Préparer un objectif d’épargne.
Indiquez une somme à atteindre, une durée et une épargne déjà disponible. Le calcul estime l’effort mensuel à prévoir.
À rendement nul, il s’agit d’une simple division. Avec une hypothèse positive ou négative, le résultat reste théorique : les rendements, les frais et la fiscalité peuvent modifier le montant réellement obtenu.
Comprendre les intérêts
Simple ou composé : la différence se voit avec le temps.
Les intérêts rémunèrent un capital. Avec des intérêts simples, ils sont calculés sur le capital de départ. Avec des intérêts composés, les intérêts déjà acquis produisent eux-mêmes des intérêts.
Capital final = capital initial × (1 + taux × durée)Capital final = capital initial × (1 + taux périodique)nombre de périodesUn capital sans réinvestissement des intérêts
Un capital et des versements mensuels
1. Épargne de précaution
Disponible et sécurisée, elle sert aux dépenses imprévues. Elle vient avant les placements plus risqués.
2. Projet à moyen terme
La durée et la liquidité guident le choix. Un placement qui fluctue n’est pas adapté à un besoin proche.
3. Long terme
La diversification peut réduire la dépendance à un seul actif, sans supprimer le risque de perte.
06.2 · Les autres produits à risques
Comprendre les risques avant d’investir.
Cette catégorie regroupe des produits dont la valeur, la liquidité, les frais ou la complexité peuvent exposer l’épargnant. Un produit lisible est un meilleur point de départ.
Repère universitaire : Le risque financier a plusieurs dimensions : baisse du marché, défaut de l’émetteur, difficulté à revendre, change, frais, fonctionnement technique ou fraude. La diversification répartit l’exposition, mais elle ne supprime ni les pertes ni le besoin de comprendre le produit.
Action
Une action représente une fraction du capital d’une entreprise. Son détenteur peut espérer une hausse du cours ou un dividende, mais il peut aussi perdre une partie ou la totalité du capital investi.
Obligation
Une obligation est un titre de créance : vous prêtez de l’argent à un émetteur. Il doit en principe verser des intérêts et rembourser selon les conditions prévues, mais le risque de défaut et de revente existe.
ETF ou tracker
Un ETF cherche à suivre un indice et se négocie en bourse comme une action. Il peut offrir une diversification, mais sa valeur fluctue ; les frais, le risque de réplication, le change et le choix de l’indice doivent être compris.
OPCVM & FCP
Les OPCVM regroupent l’épargne de plusieurs investisseurs dans un portefeuille géré. Un FCP est une forme de fonds collectif. La diversification ne supprime pas le risque : la valeur peut baisser, les frais réduisent la performance et la liquidité dépend du fonds.
Parts de SCPI
Une SCPI permet d’investir indirectement dans un patrimoine immobilier. Les revenus et la valeur des parts ne sont pas garantis. Les frais peuvent être élevés et la revente peut prendre du temps, car les parts ne sont pas cotées comme une action.
Crowdfunding
Le financement participatif peut prendre la forme de prêts, d’actions ou d’obligations, notamment dans l’immobilier. Le projet peut prendre du retard ou faire défaut ; les titres peuvent être difficiles à revendre et le capital n’est pas garanti.
Capital-investissement
Les FCPR, FCPI et FIP investissent dans des entreprises non cotées. Le potentiel de gain s’accompagne d’un risque de perte et d’une durée de blocage souvent longue : la revente n’est pas immédiate.
Produits structurés & EMTN
Ces produits combinent généralement une obligation et un ou plusieurs instruments financiers pour suivre une formule. Le rendement dépend de conditions précises ; le capital peut être protégé seulement sous certaines conditions et le risque de l’émetteur demeure.
Effet de levier
Turbos, warrants, options, futures et CFD peuvent amplifier l’exposition à un actif. Une variation limitée du sous-jacent peut provoquer une perte très importante, voire rapide ; la compréhension des mécanismes est indispensable.
Crypto-actifs
Actifs numériques reposant notamment sur une blockchain. Ils ne sont pas une monnaie et leur valeur peut être très volatile. Les risques d’arnaque, de perte d’accès et de perte en capital sont importants.
Actifs numériques
NFT, stablecoins, staking et finance décentralisée : le vocabulaire change vite. Demandez toujours ce que vous achetez, qui le garde, comment sortir, quels frais s’appliquent et ce que vous pouvez perdre.
Or & matières premières
L’or et les matières premières peuvent être détenus directement ou via des produits financiers. Leur prix fluctue et ils ne produisent pas nécessairement de revenu. Il faut aussi comprendre les risques de change, de stockage, de contrepartie ou d’effet de levier.
Placements atypiques
Vin, forêts, diamants, œuvres d’art, métaux précieux ou terres rares : un bien concret n’est pas synonyme de placement sûr. Méfiez-vous des rendements élevés présentés comme garantis, vérifiez le statut de l’intermédiaire et l’existence éventuelle d’un enregistrement.
07.3 · Actions, indices & opérations
Lire un marché avant de choisir un placement.
Une action donne une part du capital d’une société. Son cours, ses droits et les opérations qui modifient son capital obéissent à des règles qu’il est utile de distinguer.
Repère universitaire : Le marché primaire sert à émettre des titres ; le marché secondaire permet ensuite de les échanger. Le cours d’une action résulte de la rencontre d’ordres d’achat et de vente à un moment donné : il ne constitue pas une mesure certaine de la valeur future de l’entreprise.
Des paniers pour suivre un marché
Un indice regroupe des titres selon une méthode définie. Il sert de repère pour observer un marché ou comparer une performance ; il ne représente pas nécessairement toute l’économie d’un pays.
Un cours formé par les ordres
Sur le marché secondaire, le carnet d’ordres rassemble les demandes d’achat et de vente. Le cours se forme lorsque des ordres compatibles se rencontrent. Il peut donc changer en fonction de l’information disponible, des anticipations, de la liquidité et du nombre d’ordres.
La valeur totale de marché d’une société est souvent approchée par : cours de l’action × nombre d’actions. Cette donnée ne suffit pas à déterminer la valeur économique future de l’entreprise.
Comprendre le carnet d’ordres · AMF ↗Des droits, mais aussi un risque
Selon la catégorie d’actions et les statuts, l’actionnaire peut notamment :
- voter en assemblée générale ;
- recevoir un dividende s’il est décidé et distribué ;
- être informé et participer à certaines décisions ;
- bénéficier, dans certaines augmentations de capital, d’un droit préférentiel de souscription.
Le dividende n’est pas garanti et la valeur de l’action peut diminuer jusqu’à une perte importante du capital investi.
Droits de l’actionnaire · AMF ↗Financer l’entreprise en émettant des actions
Lors d’une introduction en bourse ou d’une augmentation de capital, une société peut créer et proposer de nouvelles actions. Les sommes versées vont alors à la société pour financer un projet, un investissement ou son développement. Les actionnaires existants peuvent voir leur part relative diminuer : c’est le risque de dilution, sauf s’ils participent selon les conditions de l’opération.
Proposer de racheter les titres
Une OPA est une offre publique d’achat : l’initiateur propose d’acquérir les actions d’une société cotée contre des espèces. Une OPE propose en échange d’autres titres. L’opération peut modifier le contrôle de la société ; l’AMF veille à son bon déroulement et à l’information des actionnaires.
Les offres publiques · AMF ↗10.1 · Indicateurs économiques
Un tableau de bord daté, à lire avec son périmètre.
Les indicateurs ne racontent pas tous la même chose. La date, l’unité, le champ géographique et la méthode sont affichés pour éviter les comparaisons trompeuses.
Repère universitaire : Un indicateur n’a de sens qu’avec sa date, son unité, son périmètre, sa méthode et sa source. Il décrit une évolution ou une situation ; il ne suffit pas, à lui seul, à établir une relation de causalité entre deux phénomènes.
Lire les montants dans le temps
Euro courant ou euro constant ?
L’euro courant est le montant observé à la date considérée, sans correction de l’évolution générale des prix. Il répond à la question : « combien d’euros figurent sur le document cette année ? »
L’euro constant exprime un montant dans les prix d’une année de référence. Il corrige l’inflation afin de comparer le pouvoir d’achat ou le volume réel entre plusieurs années.
Le montant nominal peut être identique en euros courants, alors que la quantité de biens et services achetable a changé. Une hausse en euros courants ne signifie donc pas nécessairement une hausse réelle.
Pour lire une statistique, vérifiez toujours : l’année de référence, l’indice de prix, l’unité et le périmètre.10.1 · Définitions utiles
Les mots à connaître pour lire le tableau de bord.
Ces définitions donnent le sens économique des indicateurs affichés. Elles ne remplacent pas la date, l’unité et le périmètre de chaque donnée.
Repère universitaire : Il faut distinguer les grandeurs de flux, mesurées sur une période, et les grandeurs de stock, mesurées à une date. Cette distinction explique notamment pourquoi un déficit annuel et une dette accumulée ne désignent pas la même chose.
Inflation
Hausse générale et durable des prix des biens et services. Elle est notamment mesurée par l’indice des prix à la consommation (IPC). Si les revenus n’augmentent pas autant que les prix, le pouvoir d’achat diminue.
Définition Insee ↗Taux directeur
Taux fixé par une banque centrale pour ses opérations avec les banques. Dans la zone euro, la BCE en fixe trois. Ils influencent les taux des crédits et de l’épargne, ainsi que l’activité et l’inflation.
Banque de France ↗Dette publique
Stock des emprunts et autres passifs retenus selon une définition donnée, mesuré à une date. La dette publique au sens de Maastricht couvre l’État, les collectivités locales et la Sécurité sociale. C’est un stock, contrairement au déficit.
Définition Insee ↗Déficit public
Besoin de financement des administrations publiques sur une période, lorsque leurs dépenses et transferts dépassent leurs ressources non financières. Il est souvent exprimé en pourcentage du PIB. Un déficit annuel peut augmenter la dette, mais ces deux notions ne se confondent pas.
Définition Insee ↗SMIC
Le salaire minimum interprofessionnel de croissance est le montant légal minimum brut horaire applicable, en principe, à un salarié majeur. Le montant net varie selon les cotisations et est donné à titre indicatif.
Service-Public.fr ↗Livret réglementé
Produit d’épargne dont les conditions principales — personnes éligibles, plafond, rémunération et fonctionnement — sont fixées par les pouvoirs publics. Le Livret A, le LDDS, le LEP, le CEL et le PEL en sont des exemples ; leurs règles ne sont pas identiques.
Banque de France ↗10.2 · Économie & finances publiques
Les grands mécanismes qui entourent votre argent.
Les grands mécanismes économiques sont présentés de façon accessible et reliés aux décisions du quotidien.
Repère universitaire : L’analyse économique relie les décisions des ménages, des entreprises, des administrations et du reste du monde. Elle distingue les évolutions conjoncturelles, souvent rapides, des transformations structurelles, plus lentes ; une politique peut agir sur les deux horizons.
À retenir : les choix d’un ménage, d’une entreprise ou de l’État s’inscrivent dans un ensemble : marchés, monnaie, emploi, production, échanges internationaux et contraintes environnementales.
Offre, demande et prix
Un marché met en relation des offreurs et des demandeurs. Le prix transmet une information sur la rareté et aide les agents à arbitrer. La concurrence, l’information et la confiance sont nécessaires, mais les marchés réels peuvent connaître des abus ou des défaillances.
Politiques économiques
L’État fixe des règles, protège la concurrence, corrige certaines asymétries d’information et peut agir face aux externalités ou aux biens publics. La politique économique comprend notamment des actions monétaires, budgétaires, redistributives, conjoncturelles et structurelles.
Lire le moment économique
La conjoncture décrit l’état et les évolutions de court terme de l’activité. Expansion, ralentissement, récession et reprise se succèdent sans former un calendrier parfaitement régulier. PIB trimestriel, prix, emploi, chômage et confiance sont des indicateurs suivis.
Payer, compter, conserver
La monnaie sert d’intermédiaire des échanges, d’unité de compte et de réserve de valeur. Elle repose sur la confiance et la stabilité. L’inflation correspond à une hausse générale des prix : elle réduit le pouvoir d’achat si les revenus ne suivent pas.
Voir la Banque de France ↗Ouverture, libre-échange, protectionnisme
Une économie ouverte échange avec le reste du monde. Le libre-échange réduit les obstacles aux échanges ; le protectionnisme utilise des droits de douane, quotas ou normes pour protéger certaines activités. Chaque approche peut produire des gains et des coûts pour les consommateurs, les entreprises et les territoires.
Valeur ajoutée et PIB
La valeur ajoutée correspond à la production moins les consommations intermédiaires. Le PIB additionne les richesses nouvelles produites sur un territoire, avec les impôts sur les produits et moins les subventions. Son évolution en volume sert à mesurer la croissance, mais il ne décrit pas à lui seul les inégalités ou le bien-être.
Voir la définition Insee ↗PIB, niveau de vie et IDH
La croissance mesure l’augmentation durable de la production ; le développement renvoie aussi aux conditions de vie. L’IDH complète le PIB par habitant avec trois dimensions : santé, éducation et niveau de vie décent. Un indicateur moyen peut toutefois masquer des écarts importants.
Voir le PNUD ↗Produire sans épuiser
Le développement durable cherche à concilier activité économique, progrès social et protection de l’environnement. Il invite à tenir compte des ressources, des émissions, des externalités et des générations futures. Les Objectifs de développement durable donnent un cadre international.
Voir les Nations unies ↗Travail, capital, productivité
Les facteurs de croissance sont notamment le travail, le capital, l’investissement, l’innovation et le progrès technique. La croissance peut être extensive si les quantités de facteurs augmentent, ou intensive si la productivité et l’efficacité progressent.
Firmes multinationales
Une firme multinationale est implantée dans plusieurs pays. Elle peut répartir les étapes de production entre territoires, notamment par la division internationale du processus productif, et investir à l’étranger via des IDE. Ces choix créent des activités mais peuvent aussi déplacer emplois, valeur et décisions.
Voir les IDE ↗Revenus, patrimoine, héritage
Les revenus viennent du travail, du capital ou d’une activité indépendante. Le patrimoine regroupe les actifs détenus, diminués des dettes. Les écarts de patrimoine peuvent être plus marqués que les écarts de revenus et se transmettre entre générations par l’épargne, la propriété et l’héritage.
Voir les indicateurs OCDE ↗Horizontale ou verticale
La redistribution modifie la répartition primaire par les impôts, cotisations, prestations et services publics. Elle est horizontale lorsqu’elle couvre un risque entre personnes ou périodes de vie ; verticale lorsqu’elle cherche à réduire les écarts de niveau de vie. Le revenu disponible = revenu primaire − prélèvements + transferts.
Voir l’Insee ↗Inégalités de richesse
La croissance mondiale n’efface pas les écarts entre pays ni les inégalités internes. Les trajectoires des économies avancées, émergentes et des pays les moins avancés diffèrent. Comparer le PIB, le niveau de vie, l’IDH et la pauvreté donne une lecture plus complète.
Politique conjoncturelle
Elle répond à la situation du moment et cherche à réduire les fluctuations de l’activité, soutenir l’emploi ou contenir l’inflation. En période de ralentissement, une politique de soutien peut agir sur la demande par les dépenses publiques, les transferts ou les prélèvements. En période de surchauffe, une action de freinage peut viser à limiter les tensions sur les prix.
Instruments : politique budgétaire, stabilisateurs automatiques et politique monétaire. Les décisions de taux directeurs relèvent de la BCE dans la zone euro.
Politique structurelle
Elle cherche à modifier durablement les capacités de production et le fonctionnement de l’économie. Elle peut porter sur la formation, l’innovation, les infrastructures, la concurrence, la transition écologique ou l’organisation du marché du travail.
Effet attendu : augmenter le potentiel de croissance, améliorer la productivité ou faciliter les adaptations. Les effets sont généralement progressifs et peuvent entraîner des coûts ou des arbitrages.
Approfondir
Finance, emploi et gouvernance mondiale.
Ces repères relient le financement, les politiques publiques et les grands équilibres internationaux.
Capacité et besoin de financement
Un agent est en capacité de financement lorsqu’il dispose d’une épargne supérieure à ses dépenses. Il est en besoin de financement lorsqu’il doit trouver des fonds pour investir ou fonctionner. Le financement peut être interne, externe, direct ou intermédié.
Émettre puis échanger
Le marché primaire sert à émettre des actions, obligations ou titres de créance. Le marché secondaire permet ensuite de les revendre. Les marchés financent l’économie et donnent une valeur de marché aux titres, mais ils exposent à des risques.
Voir l’AMF ↗Le rôle des banques
Les institutions financières rapprochent l’offre et la demande de capitaux. Elles collectent des ressources, accordent des crédits, transforment des échéances et évaluent les risques. Cette intermédiation facilite le financement sans rencontre directe entre chaque épargnant et chaque emprunteur.
Un marché des capitaux connecté
La libéralisation et l’interconnexion ont rapproché les marchés de capitaux. Les financements circulent plus vite entre pays, ce qui peut diversifier les ressources, mais aussi transmettre rapidement les tensions et accroître la volatilité.
Quand le marché ne suffit pas
Asymétries d’information, concurrence imparfaite, externalités et biens publics peuvent empêcher une allocation efficace. L’État peut corriger ces défaillances, mais son intervention a aussi un coût et peut être imparfaite.
Travail, chômage et formation
Sur le marché du travail, l’offre correspond à la population active et la demande aux besoins des employeurs. Le chômage peut être conjoncturel ou structurel. Les politiques actives misent sur la formation et l’accompagnement ; les politiques passives indemnisent ou soutiennent les revenus.
Politiques économiques coordonnées
Dans la zone euro, la politique monétaire relève de la BCE et vise la stabilité des prix. Les politiques budgétaires restent conduites par les États dans un cadre européen. Les taux directeurs influencent le coût du crédit, la demande et l’investissement.
Voir la Banque de France ↗Règles et différends
Les exportations, importations, solde commercial, taux de couverture et degré d’ouverture décrivent les échanges. L’OMC fournit un cadre de règles et de négociations pour rendre le commerce plus prévisible et traiter les différends.
Voir l’OMC ↗Coopérer au-delà des frontières
Un bien public est non rival et non exclusif : sa consommation par l’un ne prive pas les autres et il est difficile d’en exclure quelqu’un. À l’échelle mondiale, climat, santé ou paix appellent des coopérations et des financements partagés.
Voir les Nations unies ↗Éducation, formation et mobilité
La pauvreté peut être mesurée relativement au niveau de vie médian ou selon un seuil absolu. L’accès à l’éducation et à la formation augmente les compétences, l’employabilité et les possibilités de mobilité sociale, sans supprimer à lui seul toutes les inégalités.
Finances publiques
Trois budgets publics, trois périmètres à distinguer.
Les montants et les règles sont votés ou actualisés chaque année. Cette présentation donne les repères de lecture sans porter d’appréciation.
Budget de l’État français
La loi de finances prévoit les recettes et les dépenses de l’État pour l’année. Les dépenses sont regroupées par missions, par exemple l’éducation, la défense, la justice ou les administrations publiques.
- Ressources : impôts et taxes, dont la TVA, l’impôt sur le revenu et l’impôt sur les sociétés, ainsi que des recettes non fiscales.
- Solde : l’écart entre recettes et dépenses peut être un déficit ou un excédent. Le déficit est financé notamment par l’emprunt et contribue à la dette publique.
Budget de la Sécurité sociale
La loi de financement de la Sécurité sociale fixe des prévisions de recettes et des objectifs de dépenses pour les régimes obligatoires de base. Son périmètre est distinct de celui du budget de l’État.
- Branches : maladie, accidents du travail et maladies professionnelles, famille, vieillesse-retraite et autonomie.
- Financement et dépenses : cotisations, CSG, impôts et contributions affectés, transferts ; remboursements de soins, prestations, retraites, politique familiale et autonomie.
Communes, départements et régions
Les collectivités votent des budgets distincts pour leurs services et leurs investissements. Leurs recettes comprennent notamment fiscalité locale, dotations, subventions et produits des services ; l’emprunt finance principalement l’investissement selon les règles applicables.
- Fonctionnement : écoles, voirie, services publics locaux, équipements et agents.
- Investissement : travaux, bâtiments, transports et aménagements.
Point de méthode : ces trois périmètres ne s’additionnent pas automatiquement. Leurs recettes, dépenses et transferts peuvent se recouper ; pour mesurer l’ensemble des administrations publiques, les comptes consolidés neutralisent les flux entre administrations afin d’éviter les doubles comptes.
Construire et adopter les budgets
Des procédures différentes selon le périmètre.
Le Gouvernement prépare les textes de l’État et de la Sécurité sociale ; les assemblées délibérantes préparent et votent les budgets locaux. Chaque cadre possède son calendrier et ses règles.
Un projet préparé par le Gouvernement puis voté par le Parlement
- Préparation : la direction du Budget travaille avec les ministères, chiffre les recettes et arbitre les plafonds de dépenses. Le Conseil d’État rend un avis, puis le Conseil des ministres arrête le projet de loi de finances (PLF).
- Examen : le PLF est déposé à l’Assemblée nationale au plus tard le premier mardi d’octobre. L’Assemblée et le Sénat peuvent discuter et amender le texte ; le délai constitutionnel global est de 70 jours.
- Adoption : après le vote du Parlement et le contrôle éventuel du Conseil constitutionnel, la loi de finances est promulguée et exécutée pendant l’année.
Des prévisions et des objectifs, dans une loi spécifique
- Préparation : le Gouvernement construit le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) à partir des comptes sociaux, des prévisions économiques et des objectifs de protection sociale.
- Examen : le PLFSS est déposé à l’automne. L’Assemblée nationale dispose de 20 jours en première lecture, le Sénat de 15 jours, dans un délai global de 50 jours.
- Adoption : après les lectures parlementaires, une commission mixte paritaire peut rechercher un accord ; le Conseil constitutionnel peut être saisi avant la promulgation. La LFSS prévoit des recettes et fixe des objectifs de dépenses : elle ne fonctionne pas comme une autorisation de crédits limitatifs du budget de l’État.
Un budget voté par l’assemblée de chaque collectivité
- Préparation : l’exécutif local élabore un projet à partir des recettes attendues, des services à financer et des investissements. Un débat d’orientation budgétaire intervient dans les collectivités concernées avant le vote.
- Adoption : le conseil municipal, départemental, régional ou l’organe délibérant vote le budget primitif. En règle générale, il est voté avant le 1er janvier ou, lorsque les conditions le permettent, au plus tard le 15 avril.
- Suivi : des décisions modificatives peuvent ajuster le budget. Le budget voté est transmis au représentant de l’État et au comptable public ; les comptes retracent ensuite l’exécution réelle.
Si la loi de finances de l’État ne peut pas être promulguée à temps : une loi spéciale peut être présentée afin d’assurer la continuité des services publics. Elle autorise notamment la perception des impôts existants et permet l’ouverture des crédits correspondant aux services votés, dans l’attente de la loi de finances.
Cette loi spéciale est un dispositif provisoire : elle ne remplace pas le budget annuel, ne constitue pas un quatrième budget et n’a pas pour objet d’introduire les mesures nouvelles d’une loi de finances complète.
Déficit, dette et financement
Un flux annuel, un stock accumulé et des prêteurs.
Ces notions se ressemblent mais ne désignent pas la même chose. Elles sont présentées avec les définitions de la comptabilité publique et les instruments utilisés par l’État.
Déficit public
Le déficit public correspond au besoin de financement de l’ensemble des administrations publiques : État, collectivités locales et administrations de sécurité sociale. Il apparaît lorsque leurs dépenses retenues dépassent leurs recettes sur une année.
Dette publique
La dette publique est l’ensemble des emprunts encore dus par les administrations publiques. Un déficit peut augmenter la dette, mais l’évolution de la dette dépend aussi des remboursements, de la trésorerie et d’autres opérations financières.
Comment l’État emprunte
Qui lui prête de l’argent ?
L’Agence France Trésor émet des titres de dette sur les marchés financiers. Les investisseurs achètent ces titres et reçoivent, selon le produit et les conditions d’émission, des intérêts puis le remboursement du capital à l’échéance.
À retenir : l’État ne reçoit pas directement un prêt d’une seule banque. Il emprunte principalement en émettant des titres négociables. Les ménages peuvent y être exposés indirectement, par exemple à travers une assurance-vie, un fonds ou un produit d’épargne qui détient des obligations d’État. Définition du déficit public sur Insee ↗ · Produits de dette de l’AFT ↗
Illustrations chiffrées
Recettes, dépenses et solde : quatre points de repère.
Les montants ci-dessous permettent de visualiser les ordres de grandeur et les évolutions. Ils ne constituent pas une comparaison de performance entre les deux secteurs.
État
Sécurité sociale
Un solde négatif du budget
Le déficit budgétaire apparaît lorsque les dépenses d’un budget dépassent ses recettes sur une période donnée. Dans cette rubrique, il concerne le budget de l’État. Il ne faut pas le confondre avec le déficit public, qui additionne les besoins de financement de l’État, de la Sécurité sociale et des collectivités locales après consolidation.
Lecture et méthode : les dépenses et recettes des deux tableaux sont exprimées en milliards d’euros courants, arrondies à 0,1 Md€, et proviennent des comptes nationaux Insee, base 2020 : État (S13111) et administrations de sécurité sociale (S1314). Le solde correspond aux recettes moins les dépenses ; un signe négatif indique un besoin de financement.
08.2 · Politiques économiques
Comprendre comment une politique agit, et ce qu’elle ne peut pas garantir.
Une politique économique ne se juge pas seulement à son intention. Il faut préciser le problème visé, l’instrument choisi, le délai d’action, les personnes concernées et les effets possibles à court et à long terme.
Quel problème cherche-t-on à traiter ?
Une baisse de la demande, une inflation élevée, un chômage durable, une productivité insuffisante ou une transition écologique ne correspondent pas au même diagnostic. Avant d’agir, il faut distinguer une difficulté temporaire d’un changement plus profond des comportements, des technologies ou des institutions.
Exemple : une baisse d’activité liée à un choc ponctuel peut appeler un soutien temporaire ; un décalage durable de compétences peut nécessiter une politique de formation et d’investissement.
Agir par la demande ou par l’offre
Les instruments budgétaires modifient les dépenses publiques, les prélèvements ou les transferts. Les instruments monétaires influencent les conditions de financement et la demande de crédit. Les politiques structurelles agissent plutôt sur l’offre : compétences, innovation, infrastructures, concurrence, organisation des marchés et transition énergétique.
Un même instrument peut produire plusieurs effets : une dépense d’investissement soutient l’activité aujourd’hui et peut accroître les capacités de production demain.
Décider, transmettre, mesurer
Une mesure peut être annoncée rapidement mais mettre du temps à être votée, appliquée puis visible dans les statistiques. Les agents peuvent aussi modifier leurs décisions dès l’annonce, en fonction de leurs anticipations. C’est pourquoi l’évaluation doit distinguer le calendrier de la décision, celui de la mise en œuvre et celui des résultats.
Les indicateurs observés — croissance, inflation, emploi, investissement ou dette — ne réagissent pas tous au même rythme.
Un effet positif peut avoir une contrepartie
Une relance peut soutenir l’emploi mais accroître les importations, les tensions sur les prix ou le besoin de financement public. Une politique de désinflation peut restaurer la stabilité des prix mais peser temporairement sur la demande. Une réforme structurelle peut améliorer l’efficacité à long terme tout en créant des coûts d’adaptation à court terme.
La question n’est donc pas seulement « est-ce efficace ? », mais aussi : pour qui, quand, à quel coût et selon quelles hypothèses ?
Stabilisateurs automatiques
Les impôts et prestations qui évoluent avec l’activité amortissent spontanément une partie des variations : les recettes diminuent ou les allocations augmentent lors d’un ralentissement, sans nouvelle décision à chaque étape.
Mesures discrétionnaires
Il s’agit de décisions nouvelles et ciblées, comme une modification temporaire d’un prélèvement, une dépense supplémentaire ou un dispositif d’aide. Leur effet dépend de leur calendrier, de leur financement et de leur ciblage.
Évaluation
Comparer une situation avant et après une mesure ne suffit pas toujours : il faut, lorsque c’est possible, tenir compte de la conjoncture, des effets de composition et de ce qui aurait pu se produire sans la mesure.
11.1 · Échanges internationaux
Comprendre les échanges et les zones de libre-échange.
Les échanges internationaux relient les économies, les entreprises et les consommateurs. Ils reposent sur des règles, des accords et des arbitrages qui ne produisent pas les mêmes effets pour tous les secteurs ou tous les territoires.
Repère universitaire : La balance commerciale compare les exportations et importations de biens ; elle ne résume pas tous les échanges extérieurs. Une zone de libre-échange réduit certains obstacles entre membres, tandis que l’union douanière ajoute un tarif extérieur commun : les effets se distribuent différemment selon les secteurs.
Exportations moins importations
La balance commerciale compare la valeur des exportations et des importations de biens sur une période. Un solde positif correspond à un excédent commercial ; un solde négatif à un déficit commercial. Elle ne mesure pas, à elle seule, les services, les revenus d’investissements ni l’ensemble de la position extérieure.
Réduire les obstacles entre membres
Dans une zone de libre-échange, les membres suppriment ou réduisent une partie des droits de douane et des restrictions entre eux. Chaque membre conserve en principe sa propre politique commerciale vis-à-vis des pays extérieurs. Des règles d’origine déterminent quels produits peuvent bénéficier des préférences prévues par l’accord.
Une zone de libre-échange se distingue d’une union douanière, qui applique aussi un tarif extérieur commun, et d’un marché unique, qui organise une intégration plus large.
Accords commerciaux régionaux · OMC ↗Des degrés d’intégration différents
L’Union européenne va au-delà d’une simple zone de libre-échange : son marché unique vise la libre circulation des biens, des services, des capitaux et des personnes, et l’Union douanière applique un tarif extérieur commun. L’USMCA entre les États-Unis, le Mexique et le Canada est un accord de libre-échange. La ZLECAf vise à développer les échanges entre pays africains.
Lire les effets possibles
Des gains potentiels, des ajustements et des limites.
Un accord commercial ne produit pas un résultat identique pour chaque ménage, entreprise, secteur ou territoire. Les effets dépendent des règles négociées, des spécialisations, des réactions des partenaires et de la capacité d’adaptation.
- accès à un marché plus vaste et économies d’échelle ;
- plus de choix ou de concurrence pour les consommateurs ;
- spécialisation et baisse de certains coûts de production ;
- développement des chaînes de valeur, des investissements et des transferts de compétences.
- concurrence accrue pour certaines activités et emplois exposés ;
- coûts d’adaptation pour les entreprises et les travailleurs ;
- dépendance à des fournisseurs, tensions sur les normes ou la souveraineté économique ;
- transport, émissions, inégalités territoriales et répartition inégale des gains.
- les accords définissent des calendriers, exceptions, normes et mécanismes de règlement des différends ;
- les États peuvent conserver des instruments de politique commerciale selon les engagements pris ;
- la balance commerciale ne suffit pas à juger l’intérêt global d’un accord ;
- les effets doivent être observés dans le temps, avec les biens, les services et les revenus.
11.2 · Théories économiques
Des grilles de lecture pour comprendre l’économie.
Les théories économiques proposent des concepts et des hypothèses pour analyser la production, les échanges, la monnaie, l’emploi et la répartition. Aucun courant ne résume à lui seul toute la diversité des travaux économiques.
Repère universitaire : Une théorie est une construction analytique : elle sélectionne des mécanismes, pose des hypothèses et produit des implications vérifiables. Pour comparer des courants, il faut regarder les agents étudiés, le rôle accordé au marché et à l’État, l’horizon temporel et les limites du modèle.
Comment lire cette rubrique : les courants se sont construits à des périodes différentes, se répondent et se transforment. Les catégories sont des repères pédagogiques ; elles regroupent des auteurs et des travaux parfois très différents.
Économie classique
Avec Adam Smith, David Ricardo et d’autres auteurs, elle étudie la division du travail, la formation de la valeur, la répartition entre salaires, profits et rentes, ainsi que les échanges.
Économie marxiste
Inspirée notamment de Karl Marx, elle analyse le capitalisme à partir des rapports sociaux de production, des classes, de l’accumulation du capital, de l’exploitation et des crises.
Courant néoclassique
Il formalise les choix d’agents qui arbitrent sous contrainte, l’utilité marginale, l’offre et la demande, les prix et les équilibres de marché. Les modèles reposent sur des hypothèses explicites, par exemple sur l’information ou la concurrence.
Keynésianisme
À partir des travaux de John Maynard Keynes, ce courant met l’accent sur la demande globale, l’incertitude, les anticipations et la possibilité d’un chômage involontaire. Il étudie le rôle des politiques de stabilisation.
Monétarisme
Associé notamment à Milton Friedman, il insiste sur le rôle de la monnaie et des anticipations dans l’inflation et l’activité. Il accorde une importance particulière à la crédibilité et aux règles de politique monétaire.
Institutionnalisme
Les approches institutionnalistes étudient le rôle des règles, des organisations, des normes, des droits de propriété et des habitudes dans les comportements économiques. Elles s’intéressent aussi aux changements historiques.
Évolutionnisme et innovation
Dans le prolongement de Joseph Schumpeter et de travaux contemporains, ce courant met l’accent sur l’innovation, l’entrepreneur, la transformation des entreprises et les trajectoires technologiques plutôt que sur un équilibre immobile.
Économie écologique
Elle analyse les relations entre activité économique, systèmes sociaux et limites biophysiques. Elle prend en compte les ressources, les flux d’énergie, les émissions, la biodiversité et les effets de long terme.
Économie comportementale
Elle étudie la manière dont les décisions réelles s’écartent parfois du modèle d’un agent parfaitement rationnel. Les habitudes, les émotions, l’attention limitée, l’aversion aux pertes et l’influence du contexte peuvent peser sur les choix financiers.
Comparer les approches
Les mêmes faits peuvent être analysés avec des hypothèses différentes.
Pour aller plus loin : cette synthèse s’appuie notamment sur les ressources de l’ENS de Lyon sur Keynes et la macroéconomie ↗ et sur sa présentation des approches de la monnaie et de la politique monétaire ↗.
07.3 · Transmettre
Succession, donation et héritage : organiser la transmission.
La transmission peut intervenir du vivant du donateur ou au décès. Les règles dépendent notamment du lien de parenté, des biens concernés, des abattements, des contrats et des formalités.
Repère universitaire : La transmission combine une dimension civile — qui reçoit quoi et dans quel ordre — et une dimension fiscale — quels droits ou abattements s’appliquent. Les règles varient selon la situation familiale et les actes réalisés ; une explication générale ne remplace pas un conseil juridique ou notarial.
Transmettre au décès
La succession organise le transfert des biens, droits et dettes d’une personne décédée. Le règlement peut nécessiter un notaire, notamment en présence d’un bien immobilier, d’un testament ou de plusieurs héritiers.
Voir la fiche officielle ↗Transmettre de son vivant
Une donation est un transfert réalisé du vivant du donateur. Elle peut porter sur une somme, un bien ou un droit. L’acte, les abattements, les donations antérieures et les droits éventuels doivent être examinés selon le lien de parenté.
Voir la fiche officielle ↗Réserve et quotité disponible
Le droit français protège une part de la succession au profit de certains héritiers : c’est la réserve héréditaire. La part dont une personne peut disposer librement est la quotité disponible. La situation familiale est déterminante.
Voir la fiche officielle ↗Prévoir une clause bénéficiaire
L’assurance-vie peut permettre de désigner un ou plusieurs bénéficiaires. La clause doit être rédigée avec soin et tenue à jour. Le régime applicable dépend notamment des versements, de l’âge et de la situation du contrat.
Voir la fiche officielle ↗11.3 · Principaux auteurs
Des auteurs pour situer les courants de pensée économique.
Ces repères présentent quelques auteurs influents et une idée associée à leurs travaux. Ils ne constituent ni une liste exhaustive ni un classement : les courants se recoupent et les interprétations sont discutées.
Repère universitaire : Les auteurs sont replacés dans leur époque et dans les questions auxquelles ils répondaient. Un concept peut être repris, discuté ou transformé par plusieurs écoles : connaître un auteur ne consiste donc pas à lui attribuer une position unique sur tous les sujets.